Prendre une Année Sabbatique : 5 Statistiques Incroyables

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statistiques année sabbatique

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Toi qui rêves de temps en temps – de plus en plus souvent – de prendre une année sabbatique.

Toi qui culpabilises toujours et ranges rapidement l’idée dans un tiroir.

Qui penses, le cœur lourd, que malheureusement, ce n’est pas pour toi

Veux-tu que je t’aide à dépasser cette frustration ?

Il n’est pas évident de trouver des statistiques fiables sur l’année – ou le congé – sabbatique. Ni l’INSEE, ni le Ministère du Travail n’en publient. Pas étonnant que tu n’aies pas les bonnes références !

Heureusement, en 2017, deux voyagistes ont publié coup sur coup les résultats de deux études qu’ils ont réalisées au sein de pays occidentaux, dont la France : il s’agit de l’étude d’Opodo et de celle de VoyagesPirates.

Voilà les 5 résultats authentiques qui ressortent en synthèse. L’année sabbatique :

Comme tu peux le voir, tu es loin d’être un cas isolé. Rassuré ?

Et ce n’est pas tout. Derrière ces chiffres, il y a plein de bonnes idées à piocher pour transformer l’essai et faire de cette année une formidable parenthèse enchantée… ou même le début d’une aventure palpitante !

Prêt à prendre le risque d’en savoir plus, quitte à ne plus pouvoir t’ôter l’idée de la tête ? Alors suis le guide !

95% des Français rêvent de prendre une année sabbatique

C’est un résultat digne d’une République bananière auquel arrive VoyagesPirates !

D’emblée, précisons que les chiffres sont quand même assez disparates d’une étude à l’autre. Ce qui est probablement lié à la taille relativement faible de l’échantillon (1869 Français pour VoyagePirates, et probablement un peu moins pour Opodo).

Ainsi, ce chiffre chute à 67% de Français qui “considèreraient l’option de prendre un congé sabbatique” selon Opodo. Il n’empêche que cela confirme qu’une écrasante majorité de mes compatriotes actifs sont dans le même cas que toi. Et que les tendances sont les mêmes dans les 2 études.

De façon intéressante, la proportion de Millenials (18-34 ans) séduits est plus élevée que la moyenne (78% contre 71% tous âges confondus, à l’échelle Européenne, pour Opodo).

Mais par ailleurs, Nice Matin relève aussi récemment une augmentation du nombre de travailleurs qui décident de prendre un congé sabbatique tard dans leur carrière.

Ces deux éléments laissent supposer une augmentation dans les prochaines années du nombre de personnes qui vont franchir le cap. Ne veux-tu pas participer à un probable futur phénomène de société ? 😉

Mais 10% des Français seulement tentent l’aventure

Cet enthousiasme global contraste avec le relativement faible score actuel de ceux qui sont passés à l’acte. Bon, ce chiffre remonte à 20% hors chefs d’entreprise et indépendants, mais l’écart reste important entre l’intention et l’action

Qu’est-ce qui explique un tel taux d’attrition selon VoyagesPirates ?

  • 61% l’aspect financier
  • 18% l’impact professionnel
  • 8% la présence d’enfants

“Ben oui !”, t’es-tu écrié, dépité ? Pas si vite, voyons ensemble ce que cela recouvre.

De nécessaires économies à mettre à contribution

contrainte financière

Image de 1820796 sur Pixabay

Effectivement, je te rappelle que le congé sabbatique est un congé sans solde, hors dispositions spécifiques – rares – propres à ton employeur. Si tu ne l’as pas lu, je te renvoie pour cela à mon article sur la définition d’un congé sabbatique. Tu dois donc avoir réussi à mettre de côté au préalable pour envisager l’aventure.

Ce que peuvent éventuellement avoir permis les 6 années d’activité professionnelle nécessaires avant de pouvoir demander un congé sabbatique en France.

En fait, la durée de la phase d’épargne recommandée par certains avant de partir est de 3 ans. Mais à vrai dire, la question est plutôt de déterminer les dépenses lors de ton congé. Quoi qu’il en soit, tu dois considérer que ce projet est un véritable investissement, sur toi-même.

Dans tous les cas, retiens qu’il est difficile pour le candidat d’éviter une sérieuse “revue budgétaire”, afin de revoir ses dépenses à la baisse. Idéalement bien avant de partir en congé pour économiser davantage en amont. Et dans la plupart des cas durant le congé. Mais cela dépend du contenu de celui-ci, nous y reviendrons plus bas.

Cette contrainte est celle qui concerne réellement le plus d’aspirants “sabbatiqueurs”… Pour t’aider à faire le point, j’y ai donc consacré un e-book que tu peux télécharger en remplissant le formulaire disponible à la fin de cet article.

La crainte de complications professionnelles

Concernant l’impact redouté sur ta carrière, il me semble en revanche un peu irrationnel. Même en France, où le congé est prévu légalement et où l’employeur a peu de moyens de s’y opposer. Et pourrait donc en conserver une certaine amertume.

Une initiative à valoriser

En réalité, l’époque où un congé sabbatique était considéré comme le fait des oisifs est révolue.

Nous allons voir par la suite qu’il y a quasiment toujours un projet bien ficelé associé à une année sabbatique. Les employeurs peuvent être intéressés par les nouvelles compétences que va développer leur collaborateur.

Et même s’il n’y a pas d’application directe dans les métiers de l’entreprise, l’employeur pourra reconnaitre la prise d’initiative du salarié et saura que celui-ci a toutes les chances de revenir bien plus motivé qu’à son départ.

Dans l’interview audio de Marie-Agnès Bricq, que je te conseille vivement d’écouter, ce recruteur me confirme qu’une année sabbatique n’a rien à voir avec un trou dans le CV. A condition de lui donner du sens et d’oser prendre l’initiative pour en parler lors d’un entretien d’embauche, elle peut même te rendre plus employable.

D’ailleurs, près de chez nous, 60% des Espagnols et des Allemands sont optimistes et estiment qu’un congé sabbatique les rendrait plus employables.

La position des employeurs

On trouve de nombreux exemples de patrons ayant décidé de prendre une année sabbatique. C’est ainsi le cas de :

  • Yngve Slyngstad (PDG de Norves Bank Investment Management)
  • Patrick Z’Brun (fondateur de Techron)
  • Marc Benioff (vice-président chez Oracle à l’époque)
  • Denis Ranque (PDG de Thales)
  • Johann Rupert (président du directoire de Richemont)
  • Julian Cook (fondateur de Flybaboo)
  • Stefan Sagmeister (designer et patron d’un studio à New York)

Ce dernier a donné une conférence TED passionnante sur le sujet, qui peut t’intéresser si l’anglais ne te rebute pas (des sous-titres en français sont disponibles 😉 ).

Si même les patrons s’y mettent, n’est-ce pas la preuve qu’il s’agit d’une démarche sans risques, testée et approuvée ? 😉

Toujours pas convaincu ? Sache que 45% des sondés avouent ignorer la position de leur employeur par rapport à une année sabbatique ! Pourquoi ne pas alors le lui demander ?

Et la réponse a d’autant plus de chances d’être positive que la demande sera anticipée, permettant à ton employeur de s’organiser en prévision de ton absence. Il est parfois conseillé de s’y prendre un an à l’avance.

C’est beaucoup, mais prendre un congé sabbatique nécessite de toute façon un minimum de préparation. Et cela peut te donner du temps pour terminer de mettre de côté la somme nécessaire. Alors plutôt que d’y renoncer, pourquoi ne pas en faire un projet à moyen terme ?

Des enfants à déscolariser

école à domicile

Image de Pixabay

Effectivement, les jeunes parents devront rajouter une contrainte à l’équation, et pas des moindres s’ils veulent partir faire le tour du monde pendant plusieurs mois durant leur congé. Celle de faire rater l’école à leur enfants s’ils les emmènent.

Certains auront peut-être la chance de pouvoir confier leurs enfants à leurs grands-parents s’ils habitent à proximité immédiate. Mais il faut être prêt à une séparation de plusieurs mois et c’est plutôt rare.

D’autres prendront donc le risque de les déscolariser pendant quelques mois. Et d’assurer eux-même la classe pendant le voyage.  C’est l’un des sujets que j’aborde lors de la passionnante interview audio de Carine Poirier. Qui ne regrette pour rien au monde cette expérience d’instruction en famille ! Mais bien sûr, c’est à envisager au cas-par-cas.

Reste qu’un congé sabbatique peut servir à bien d’autres choses qu’à voyager, comme nous allons le voir. Et que la présence d’enfants peut passer d’une contrainte à l’une des raisons mêmes de prendre une année sabbatique (passer du temps de qualité avec sa famille).

49% veulent prendre une année sabbatique pour se distancier du stress de la vie active

C’est la première raison (plusieurs réponses possibles) avancée par les sondés d’Opodo pour justifier l’envie d’un congé sabbatique. Les suivantes sont dans l’ordre :

  • 41% se sentir mieux mentalement
  • 35% se sentir mieux physiquement
  • 33% voyager en famille (avec des enfants)
  • 30% voyager avec son partenaire / conjoint

On constate donc que l’année sabbatique est souvent la conséquence d’un mal-être (stress, fatigue physique ou mentale). Elle est d’ailleurs souvent utilisée par des personnes qui craignent de faire un burn-out.

Il s’agit alors d’un mécanisme de défense, consistant à se mettre en sécurité et savoir écouter son corps avant qu’il ne dise stop.

La seconde grande raison mise en avant est l’envie de voyager. Généralement plus loin (Australie, Nouvelle-Zélande, États-Unis, Brésil…) que ne le permettent les vacances traditionnelles. Pour un dépaysement exceptionnel garanti.

Les autres raisons mises en avant (se former, apprendre une nouvelle langue, créer son entreprise) sont plus marginales (< 20% des sondés).

67% des Français consacreraient leur année sabbatique à voyager

année sabbatique

Image de photosforyou sur Pixabay

Les raisons sont une chose et peuvent être multiples, mais à quoi les Français consacreraient-ils leur congé sabbatique s’ils n’avaient qu’une seule option ? Selon l’étude VoyagesPirates, ils plébiscitent le voyage.

D’autant plus que la seconde option (18% des sondés) concerne également le voyage, avec un permis ‘”vacances-travail”, permettant de contribuer à l’équation budgétaire.

Cela semble logique puisque nous avons vu qu’il est l’une des raisons principales par lui-même. Et qu’il peut répondre à la fatigue mentale et au souhait d’apprendre une autre langue.

On peut toutefois se demander si le fait que ces études aient été commanditées par des voyagistes a pu influencer les réponses dans ce sens.

Quoi qu’il en soit, c’est donc de façon beaucoup plus marginale que l’on trouvera les options suivantes :

  • l’apprentissage de nouvelles compétences (7%)
  • l’investissement dans un projet humanitaire (5%)
  • la préparation d’une reconversion professionnelle (2%)

Ce qui est dommage, de mon point de vue, car celles-ci :

  • peuvent répondre également à la fatigue mentale, voire physique
  • ne nécessitent pas forcément un budget aussi conséquent que celui associé à un tour du monde
  • peuvent être plus facilement réalisées de concert, pour peu que tu gères efficacement ton temps

On notera que les projets humanitaires semblent a contrario être l’objectif principal pour les célébrités qui se décident à prendre une année sabbatique (Leonardo Di Caprio, le Prince Harry, Madonna, France Gall…).

Enfin, notons que 1% des sondés profiteraient de leur congé pour s’occuper de leur proches (enfants, parents…) et que seuls 0,5% ne feraient absolument rien.

96% sont satisfaits de leur année sabbatique

Vu du fin fond du triptyque “métro-boulot-dodo”, une année sabbatique peut sembler bien douce et enviable… Mais qu’en est-il une fois qu’on y est ? Eh bien c’est pareil ! 😉

C’est un véritable plébiscite pour ceux qui ont tenté l’expérience. Quelles qu’aient été leurs raisons de prendre une pause, l’immense majorité des candidats l’ont appréciée.

Pourtant, dis-toi bien qu’eux aussi ont eu à faire face à leurs doutes face aux potentiels impacts financier, professionnel, familial… Mais à l’arrivée, il n’y a simplement pas photo.

Au-delà de la satisfaction instantanée, prendre une année sabbatique renforce souvent la confiance en soi : en ayant osé sauter le pas, les candidats ont l’impression d’être davantage maîtres de leur vie.

Au-delà des chiffres

On récapitule. Tu l’auras compris, prendre un congé sabbatique tente beaucoup de monde. Et si seule une minorité passe encore à l’acte, il y a de plus en plus de monde à oser le faire. Pourquoi pas toi ?

Une chose est sûre : il te faut un projet. Car si tu ne te demandes pas à l’avance que faire pendant ton année sabbatique, tu risques de ne pas suffisamment la préparer, de ne pas en tirer tout le bénéfice attendu et d’avoir du mal à la justifier par la suite en face d’un recruteur.

Et prendre un congé sabbatique nécessite également d’avoir des économies dans lesquelles puiser. A fortiori pour faire un tour du monde.

Mais tu peux très bien aussi t’octroyer ce break pour développer tes compétences ou même te tester dans un nouveau métier, en restant chez toi. Ce sera moins dépaysant mais moins coûteux, aura probablement des chances d’avoir un impact plus durable sur ta vie et te donnera le même sentiment de satisfaction.

Bien sûr, tu peux décider que le congé sabbatique n’est pas fait pour toi. Mais tu le feras maintenant en connaissance de cause et en arrêtant de te raconter des histoires 😉

Si tu es toujours intéressé, bravo ! Pour tirer pleinement profit de ta lecture, j’aimerais que tu prennes quelques instants pour réfléchir aux deux questions suivantes :

  • quel projet, qui te tient à cœur, pourrait te permettre de réaliser une année sabbatique ?
  • quels sont les freins qui te retiennent encore et que pourrais-tu mettre en œuvre pour y répondre ?

Indique ensuite tes réponses dans les commentaires.

Et n’hésite pas à partager cet article avec ton réseau s’il t’a plu, il pourrait également inspirer plusieurs de tes contacts !

Je te souhaite sincèrement de venir prochainement grossir les rangs des “sabbatiqueurs”. Ce blog sera là pour t’accompagner dans ton projet.

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4 réflexions sur “Prendre une Année Sabbatique : 5 Statistiques Incroyables”

  1. Bon alors comme je ne fais rien comme tout le monde, si jamais me venait l’idée de devenir sabbatiqueuse ça serait pas pour voyager mais pour les options les plus marginales….
    Les freins qui me retiennent ? L’acquisition de mon appartement en juin 2019 et les études d’Howard (avec un loyer au Havre qui, sans être excessif, est néanmoins à prendre en compte).
    Quel projet ? Rien ne me vient, certainement parce que, pour le moment, je suis dans un poste qui me convient et que je travaille pour une patronne qui me convient. ça ne durera pas c’est une évidence, j’y reviendrai donc dans 2 ou 3 ans…..Mais avec 3 ans de plus…..attention….
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  2. J’ai profité d’un congé parental de 3 ans pour reprendre des études et changer de métier
    Auparavant, j’avais profité de mon congé maternité pour une réflexion personnelle sur mes envies professionnelles
    Prendre un congé sabbatique ? Compliqué aujourd’hui en ayant 3 enfants (collège /lycée /université)
    Mais c’est une belle occasion à saisir pour réaliser de beaux voyages ou réfléchir à un nouvel avenir professionnel et personnel …
    1+
  3. Avoir raison seule contre tous, c’est tentant, non ? 😉
    Mais oui, effectivement, à la base, je pense qu’il faut une “irrépressible envie” pour être prêt à consentir les sacrifices nécessaires. Tant mieux si tout vous convient actuellement, c’est super et ne changez rien !
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  4. Merci pour votre retour, Delphine. Même si congés parental et maternité se prêtent traditionnellement moins à un long voyage que le congé sabbatique (alors même qu’ils sont rémunérés), vous montrez que de longs congés peuvent être mis à profit pour apporter des changements durables dans notre vie. C’est aussi mon point de vue, même si je comprends tout à fait ceux qui partent au loin.
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